Bongo vs. Ping : quelle alternative à la mascarade ?
La
crise électorale qui secoue le Gabon menace encore de faire des
victimes. Le président en exercice, Ali Bongo, a été maintenu à
son poste par la Cour constitutionnelle pour un nouveau mandat de
sept ans. Son opposant, Jean Ping, affirme de son côté que la
victoire électorale lui a été volée et appelle ses partisans à
une « résistance active ».
Cette
situation a suscité divers débats passionnés en Afrique. D'un
côté, ceux qui accusent Bongo de « vouloir coute que coute se
maintenir au pouvoir comme tous ces dirigeants africains ». De
l'autre, ceux qui accusent Ping d'être un agent à la solde de la
France, qui chercherait, à travers lui, à assurer ses propres
intérêts au Gabon, quand bien même cela pourrait déstabiliser le
pays.
Dans
tous les cas, cette analyse est fortement influencée par la notion
selon laquelle la crise gabonaise ne serait qu'une répétition de la
crise ivoirienne, avec Bongo dans le rôle de Gbagbo et Ping dans le
rôle de Ouattara. Mais qu'en est-il vraiment ? Et quelle doit
être l'attitude du peuple gabonais face à cette crise ?
