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mardi 23 février 2016

Afrique : De nouvelles tempêtes politiques et de nouvelles luttes de masse (1e partie)

De plus en plus d'ouvertures pour l'organisation de la classe ouvrière et des pauvres d'Afrique


Ce document sur la situation en Afrique subsaharienne a été adopté suite à une discussion qui a eu lieu lors du 11e Congrès mondial du CIO qui s'est tenu en janvier 2016 – une réunion à laquelle ont participé des camarades venus de 34 pays de tous les continents du monde.

Dans ce document, nous allons passer en revue la situation actuelle en Afrique tant sur le plan politique qu'économique et les complications liées aux rivalités entre différentes puissances impérialistes et différentes factions de la classe dirigeante africaine. Dans la deuxième partie (disponible ici), nous analyserons plus en détail les spécificités de la politique africaine et les conséquences que cela a en termes de l'organisation de la lutte de classes et de la perspective de la révolution socialiste.

– 11e Congrès mondial du CIO

dimanche 6 décembre 2015

Théorie : Le monde, l'Afrique et la lutte pour le socialisme



Le point sur la situation dans le monde et en Afrique – deuxième partie


Dans la première partie de cet article (voir ici), nous faisions le point de la situation mondiale, en particulier de la crise économique mondiale qui touche désormais la Chine, de la lutte de classes qui se développe en Europe, et des conséquences pour l'Afrique. Dans cette deuxième partie, nous approfondissons les défis auxquels font face les économies africaines et en particulier les tâches qui se posent au mouvement prolétarien du continent afin d'obtenir une croissance durable et juste sur notre continent.

Discours de notre camarade Hassan Taïwo Soweto (Mouvement socialiste démocratique, section du CIO au Nigéria), prononcé lors de notre école d'été ouest-africaine qui a eu lieu au mois de juillet de cette année à Abidjan.

dimanche 25 octobre 2015

Burkina Faso : La révolte des masses fait chavirer le coup d'État manqué

La solution ne viendra que par une action politique prolétarienne, indépendante de la bourgeoisie


Le Burkina Faso a vécu un coup d'État, déjà qualifié par l'ensemble de la presse ivoirienne de coup d'État « le plus stupide de l'histoire », qui a duré une semaine, du 16 au 23 septembre 2015. Lors de ces évènements, on a vu se révéler au grand jour la différence d'approche, d'intérêt et de vision entre les élites africaines et internationales, qui se sont contentées de quelques propos de « condamnation » tout en tentant de trouver un vague « compromis » avec les poutchistes, et les masses burkinabées qui sont instantanément descendues dans les rues de tout le pays pour mener une lutte au finish.

Le mouvement populaire a été si important que, pris de peur de voir se développer une nouvelle révolution burkinabée qui aurait pu jeter à bas les institutions bourgeoises et porter le peuple au pouvoir, l'impérialisme a opéré un virage brusque et s'est soudainement senti obligé d'intervenir militairement pour chasser Diendéré du pouvoir qu'il venait de prendre. Jamais la classe prolétaire burkinabée n'a été aussi proche d'une prise de pouvoir capable de déclencher une révolution sur tout le continent africain. Cependant, le mouvement est limité dans son ampleur par l'approche « démocratique » des leaders de la société civile. 

Nous vous proposons ici un petit retour sur ces évènements, avec une analyse effectuée par le camarade Abbey Trotsky, un camarade du Mouvement socialiste démocratique (DSM, section du CIO au Nigeria) qui a entre autres récemment visité la Côte d'Ivoire à l'occasion de notre école d'été internationale de juillet.

jeudi 17 septembre 2015

Coup d'État au Burkina Faso

Organiser la résistance dans tous les quartiers !



Ce qui devait arriver est arrivé : c'est hier que des hommes à la solde de Blaise Compaoré ont arrêté les responsables du gouvernement de transition, à trois semaines à peine des élections.

Cela montre que l'ancienne dictature déchue, qui est toujours aux aguets, s'est renforcée sur base de la lenteur du processus de transition et de la stagnation de la révolution burkinabée. Ce coup de force mérite une réponse appropriée. Ce n'est pas simplement en campant sur la place de la Révolution qu'on pourra faire changer les choses !

mercredi 26 novembre 2014

Burkina : un mois après la chute de Blaise

De nombreuses questions restent posées


Bientôt un mois depuis que Blaise Compaoré est tombé au Burkina, chassé par une révolte populaire sans précédent dans l'histoire de ce pays. Ce mouvement a mis un terme à 27 ans de dictature sanguinaire et fait perdre à l'impérialisme un de ses plus surs soutiens dans la sous-région. Avec la mise en place d'un gouvernement de transition à charge d'organiser les élections d'ici un an, on a vu les différentes forces se positionner et beaucoup de choses se clarifier.

Cependant, beaucoup de points d'interrogation demeurent, et notamment la question de quelle alternative construire aujourd'hui, dans le Burkina d'après-Blaise. Il convient également d'attirer l'attention sur certains dangers qui risquent de se poser pour le mouvement populaire, et de discuter de l'orientation et des formes d'organisation à adopter pour continuer la lutte, en plus de la question de ce que signifierait une « prise du pouvoir » pour les révolutionnaires que nous sommes.

Dossier par Jules Konan (CIO-CI), en partenariat avec nos reporters au Burkina Faso

jeudi 30 octobre 2014

Burkina : Blaise sur les braises

Pour la grève générale et des occupations ! C'est tout le système qui doit dégager !


Après 27 ans au pouvoir, Blaise se voyait déjà mourir dans son fauteuil présidentiel. Mais les évènements des derniers jours ont tout remis en question. Depuis le “printemps arabe”, la jeunesse burkinabée s'est lancée encore et encore à l'assaut du pouvoir, testant le terrain, se levant avant de retomber pour mieux repartir. Devant la possibilité du vote parlementaire pour la réforme de la Constitution, un sentiment d'urgence s'est emparé des masses, et la révolution a éclaté.

Il a fallu deux jours de mobilisation massive, d'occupations et de casse, en plus de la pression de l'impérialisme occidental, pour que Blaise se décide à partir. Mais la question demeure encore de l'alternative à lui opposer après son départ. Avec l'annonce de la formation d'un gouvernement militaire “de transition” en attendant des élections qui ne changeront rien à la situation économique et sociale du pays, nous devons être clair que la chute de Blaise ne représente que le début de la révolution burkinabée, et non sa fin.

Appel du CIO-CI

vendredi 9 août 2013

Burkina : recrudescence du mouvement populaire

Burkina Faso, Côte d'Ivoire : même combat !
Blaise, dégage !


Le Burkina connait depuis plusieurs semaines un renouveau de la lutte, dont on parle malheureusement très peu dans les médias internationaux. L'ampleur du mouvement a cependant été remarqué par différents groupes tels que International Crisis Group, qui dans son rapport de 59 pages enjoint le président Burkinabé à quitter le pouvoir en 2015, afin de préserver la “stabilité”. Les répercussions d'une éventuelle crise burkinabée se feraient en effet sentir dans toute la sous-région. Il est d'une extrême importance pour les révolutionnaires, les socialistes et la gauche panafricaniste en général de suivre de très près les développements en cours de ce pays, qui pourraient déclencher une nouvelle période révolutionnaire dans toute l'Afrique de l'Ouest, similaire à celle qu'a connu la sous-région au tournant des années '1990.

LIRE AUSSI NOTRE ANALYSE ET NOS MOTS D'ORDRE CONCERNANT LA NOUVELLE CRISE RÉVOLUTIONNAIRE QUE TRAVERSE LA TUNISIE EN CE MOMENT 


Article par Jules Konan, représentant du CIO en Côte d'Ivoire, et Pierre Dalaï, sympathisant du CIO–CI