vendredi 17 juin 2016

CI : Zones industrielles : l’enfer vécu au quotidien

Il est temps ! Travailleurs et ouvriers, classe ouvrière de Côte d’Ivoire !


Le succès de ce pays ne repose plus sur l’agriculture, mais désormais sur l’industrie, qui ne cesse de s’accroitre sur toute l’étendue du territoire national. Les zones industrielles d’Abidjan, d’une surface de 950 ha devraient bientôt passer à 6180 ha, avec la création de nouvelles zones notamment sur l’ile Boulay, le long de l’autoroute, l’extension du port… 

Abidjan reste une des zones industrielles les plus denses de la sous-région. Une raison pour les deux tiers de la population ivoirienne, surtout la jeunesse, de se ruer dans ces lieux dans le but de trouver un emploi pour un mieux-être social. Toutes ces usines qui sortent de terre ont pour conséquence logique la sortie de la misère de toute une série de familles et l’accroissement de la puissance potentielle de la classe ouvrière de notre pays. 

Malheureusement, alors que tous ces travailleurs détiennent dans les faits l’économie de la nouvelle Côte d’Ivoire entre leurs mains, ils restent des laissés pour compte. 

– Camarades Pipao et Gugus

Car la plupart de ces travailleurs, même en s’efforçant pendant des années, ne parviennent pas à sécuriser un contrat. Et quand bien même, ces contrats sont rarement respectés. Les conditions de travail ne répondent à aucune norme : absence d’équipement de protection, si bien que le travail est dangereux, nuisible pour la santé et éreintant, tandis que les salaires restent systématiquement sous le barème, et souvent ne dépassent même pas le SMIG, d’autant que les entreprises de recrutement de type RMO prélèvent souvent pour leur propre compte la plus grande partie du salaire versé au travailleur, et que le transport n’est même pas pris en charge ! 

Partout, c’est le favoritisme, la corruption… Toute personne qui se plaint est automatiquement renvoyée pour être remplacée par le premier sans-emploi venu. Dans ce contexte, la liberté syndicale est nulle, les délégués sont des hommes de paille imposés par la direction à leur personnel. 

Alors que c’est lui qui crée la richesse, l’ouvrier est méprisé. Tout ça pendant que les patrons se gavent du fruit de notre travail !

C’est pour cela que le Comité pour une Internationale ouvrière appelle tous les travailleurs à un éveil de conscience. Il nous faut une organisation véritable et commune pour une amélioration de nos conditions de travail et de vie à tous. Cela ne peut se faire qu’en contraignant les patrons à nous respecter, par la grève, l’organisation de la solidarité et des occupations.

Il nous faut organiser une véritable révolution dans ce secteur d’activité, c’est-à-dire la rupture d’avec la dictature des patrons et de la bourgeoisie, en créant des organes de lutte qui nous appartiennent à nous mêmes,  de véritables syndicats qui appartiennent aux travailleurs, des comités de coordination des différents mouvements, et un parti politique d’un genre nouveau : un parti des travailleurs. 

Camarade, ton silence ne fera qu’aggraver ta situation ! Rejoins-nous dans le combat de la classe ouvrière !

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