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lundi 15 juillet 2013

CI : La vie des planteurs de cacao

Quelles perspectives socialistes ?


Rappelons-le, rappelons-le, la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, avec 40 % de la production mondiale. Aujourd'hui, malgré une tendance à la baisse, le cacao reste une richesse nationale de premier plan pour notre pays, représentant 15 % du PIB et 40 % des recettes d'exportation.

De manière générale d'ailleurs, l'agriculture en Côte d'Ivoire occupe toujours 66 % de la population active, et fournit 70 % des recettes d'exportation : café, caoutchouc, huile de palme, anacarde, coco, fruits, élevage… Le principal secteur industriel ivoirien est tout naturellement le secteur agro-alimentaire, qui représente 24 % de la valeur ajoutée du secteur secondaire.

S'il est vrai donc que notre pays a déjà une structure économique typique des pays émergents (avec 25 % du PIB provenant de l'agriculture et des mines, 20 % de l'industrie, et 55 % des services – dans le cas de la Chine, on a 40 %/25 %/35 %), on voit donc l'importance de l'agriculture pour les échanges de notre pays avec le monde extérieur. La principale source de richesses du pays vient de nos produits agricoles. Mais pourtant, force est de constater qu'en brousse, on soufre.

Dans cet article, Jules Konan (CIO-Côte d'Ivoire) décrit la situation des planteurs de Soubré, les enjeux qui pèsent sur la culture du cacao, et quelques pistes socialistes pour remédier aux problèmes de la misère, de la déforestation et des baisses de rendement.

Rappelons par ailleurs que nous avons déjà écrit un article sur l'industrie et l'économie du cacao au lien suivant.

lundi 17 juin 2013

CI : Cargill délocalise ?

Tensions autour des réformes dans la filière cacao


Depuis des années, les différents gouvernements ivoiriens ont cherché à mieux canaliser la richesse provenant du cacao et à en tirer un meilleur profit pour le pays. Au cœur de cette politique se trouve notamment les tentatives d'aller vers une transformation locale du cacao, afin de récupérer une plus grande partie de la valeur ajoutée de la filière cacao-chocolat. En même temps, l'État recherche des mécanismes permettant d'assurer une production durable de cacao, afin de contrer la tendance à la baisse de production, et de garantir un revenu stable aux planteurs. 

Seulement voilà : depuis le début de cette année, une guerre fait rage entre les grands groupes du cacao et l'État, concernant différents points de gestion de la filière. Des groupes comme Cargill ont gelé leurs investissements et parlent de délocaliser : qu'en est-il exactement ? Nous faisons un petit tour de la question dans cet article.

Article par Jules Konan, CIO Côte d'Ivoire