jeudi 30 octobre 2014

Burkina : Blaise sur les braises

Pour la grève générale et des occupations ! C'est tout le système qui doit dégager !


Après 27 ans au pouvoir, Blaise se voyait déjà mourir dans son fauteuil présidentiel. Mais les évènements des derniers jours ont tout remis en question. Depuis le “printemps arabe”, la jeunesse burkinabée s'est lancée encore et encore à l'assaut du pouvoir, testant le terrain, se levant avant de retomber pour mieux repartir. Devant la possibilité du vote parlementaire pour la réforme de la Constitution, un sentiment d'urgence s'est emparé des masses, et la révolution a éclaté.

Il a fallu deux jours de mobilisation massive, d'occupations et de casse, en plus de la pression de l'impérialisme occidental, pour que Blaise se décide à partir. Mais la question demeure encore de l'alternative à lui opposer après son départ. Avec l'annonce de la formation d'un gouvernement militaire “de transition” en attendant des élections qui ne changeront rien à la situation économique et sociale du pays, nous devons être clair que la chute de Blaise ne représente que le début de la révolution burkinabée, et non sa fin.

Appel du CIO-CI

lundi 27 octobre 2014

CI : Élections 2015

Entre cacophonie et candidature unique


Allons-nous vers un nouveau cycle de violences post-électorales en Côte d'Ivoire dans un an ? C'est cette question que tout le monde se pose. Non seulement la population qui a déjà connu la terreur et n'aspire qu'à la stabilité malgré le mécontentement d'une grande partie. Mais aussi les “investisseurs” étrangers et tous les représentants de l'impérialisme, pour qui rien ne doit nuire à la stabilité dans ce pays qui serait, grâce aux efforts d'Alassane Ouattara, redevenu la “locomotive de l'Afrique de l'Ouest”.

Une chose est sure et certaine à propos des élections d'octobre 2015 : c'est que rien à leur sujet n'est sûr ni certain. Un an avant l'échéance, la cacophonie règne en maitre dans tous les partis du pays. Et comme cela est la règle dans notre pays, nous ne sommes pas à l'abri des surprises.

samedi 18 octobre 2014

Congo : Hommage à Patrice Émery Lumumba

Une vie source d'inspiration et d'enseignements


Ce n'est pas pour rien que Lumumba est un personnage cité en référence par la plupart des mouvements panafricanistes et patriotes africains, y compris en Côte d'Ivoire. Son idéalisme et son abnégation, son statut de martyr également, en font le héros idéal. Mais il ne suffit pas de citer le personnage : pour le triomphe de la révolution africaine, il faut étudier la vie de Lumumba et comprendre les erreurs commises par lui afin d'éviter une répétition de tels désastres. Car n'oublions pas que le meilleur hommage que nous puissions lui rendre est de diriger une lutte victorieuse pour la libération totale et véritable de l'Afrique, pour une Afrique affranchie de l'impérialisme, une Afrique socialiste.

mercredi 15 octobre 2014

Moyen-Orient : Frappes aériennes américaines sur l'« État islamique »

Une intervention vouée à l'échec



Tandis que la bataille pour Kobanê fait rage, les forces de EI gagnent de plus en plus de terrain en Iraq


Tony Saunois, secrétaire général du CIO

vendredi 10 octobre 2014

Côte d'Ivoire : rentrée étudiante

Une nouvelle année de lutte commence sur le campus ! 
Préparons-nous !



Appel du CIO-CI (cellule sympathisante du Comité pour une Internationale ouvrière en Côte d'Ivoire)

mardi 7 octobre 2014

Nigéria : Victoire pour la lutte des étudiants de Lagos !

Annulation partielle de la hausse des frais d'inscription



Mais la plus grande vigilance est de mise de la part des étudiants et employés de l'université pour s'assurer que les décisions seront bien appliquées !

Analyse par Hassan Taiwo Soweto (coordinateur national de la campagne ERC) et Michael Ogundele (secrétaire national d'ERC), 11 aout 2014

mercredi 1 octobre 2014

Écosse : Référendum sur l'indépendance

Une révolte des travailleurs



Même si le “Non” a gagné, le référendum sur l'indépendance a complètement bouleversé la vie politique au Royaume-Uni. La campagne pour le “Oui” s'est changée en une mobilisation de masse dans les quartiers ouvriers : contre l'austérité et contre la politique bourgeoise corrompue, et pour un avenir positif. Il s'agit d'un point tournant, ce qui soulève d'importantes questions pour les socialistes.

Analyse par Peter Taaffe, secrétaire général du Socialist Party (CIO–Angleterre et pays de Galles)

dimanche 28 septembre 2014

Théorie : comprendre le racisme 1

Sur la mystification du Noir



Nous disions dans un article précédent (malheureusement encore disponible uniquement en portugais) que la condition du prolétaire noir, en plus d'inclure en elle l’ensemble des relations sociales qui définissent la condition de la classe prolétaire, est dotée de certaines spécificités ; nous disions alors que tout Noir est obligé, au cours de sa vie – de son existence en tant qu’être social –, de former un ensemble de certitudes sur ce que signifie le fait d’être noir. Il nous faut maintenant avancer un peu et déconstruire les certitudes qui couvrent la réalité, tel un voile mystificateur. 

Vu que, parmi les nombreuses idées qui existent dans l'opinion courante, celles que nous trouvons exprimées toutes prêtes et le plus directement sont toujours les idées dominantes d’un moment historique donné, c'est avec elles que nous commencerons notre travail. Ainsi, nous entendons sans cesse des gens nous répéter, d’un ton doux et niais, que « les Noirs sont toujours heureux », ou bien que « les Noirs dansent très bien ». L’image du Noir est en effet souvent associée au talent sportif, au rythme, à la danse et au chant, à la joie et à la gentillesse.

Par notre camarade Ysmail X, du groupe Socialismo revolucionario (CIO-Portugal)

mardi 16 septembre 2014

Côte d'Ivoire : critique de la politique personnifiée

La place fondamentale de l'idéologie dans la lutte


Lettre ouverte aux militants de la résistance patriotique ivoirienne (dits « pro-Gbagbo »), par notre sympathisant Victor Prado (France)

Avant-propos :

Ma motivation à créer un exposé qui traiterait de la place de l'idéologie dans la lutte des Ivoiriens, sympathisants de Gbagbo, résulte d'une conjonction particulière d'expériences personnelles que j'ai eues depuis que j'ai choisi de m'investir dans les causes politiques qui me paraissent justes, mais aussi, qui sont globalement en relation avec mes valeurs.

Comment choisit-on de soutenir un combat politique comme celui de Laurent Gbagbo ou de rentrer dans un mouvement panafricain alors qu'on n'est pas né en Côte d'Ivoire et qu'on n'est pas non plus africain ? J'en suis arrivé à la conclusion que c'est parce que les idées peuvent transcender les questions personnelles. Ce n'est pas une grande trouvaille en soi, mais suffisante pour me pousser à vous donner ma vision de ce que cela signifie dans les combats politiques que nous pouvons mener tous les jours, que ce soit en tant que citoyen d'un pays ou en tant que militant de la résistance patriotique ivoirienne. Ces notions dont je vais vous parler s'appliquent partout en politique.

jeudi 4 septembre 2014

Afrique du Sud : grève des métallurgistes

En défense de la grève – Cessez les mensonges !

 

 
Au mois de juillet, une puissante grève nationale des métallurgistes (ouvriers de la sidérurgie, de l'industrie automobile, etc.), menée par le syndicat Numsa, a ébranlé la société sud-africaine. Cette grève, qui a duré quatre semaines, faisait immédiatement suite à une grève longue de plusieurs mois dans le secteur des mines. Le bilan est une victoire, avec l'obtention d'une hausse salariale de +10 % pour les catégories les moins payées de la main d'œuvre, même si le gain est mitigé par le fait que l'inflation dans le pays est de 6,6 %. 

Lors de cette grève, la classe des capitalistes sud-africains, ANC en tête, a été véritablement prise de panique à l'idée que de plus en plus de tels mouvements puissent se développer dans le pays, d'autant que ce regain de combativité de la classe ouvrière sud-africaine coïncide également avec l'apparition de nouvelles forces de gauche radicale, telle que le WASP et les EEF. C'est pourquoi une énorme campagne de propagande anti-grève a été lancée, afin d'accuser les grévistes de “saboter l'économie” et de liguer la population contre le mouvement. 

Dans cet article, paru le 10 juillet 2014, nos camarades sud-africains répondent aux mensonges des médias et des capitalistes. On parle ici de la situation en Afrique du Sud, mais nombre des arguments avancés pourraient également être utilisés pour contrer la propagande antisyndicale dans d'autres pays, c'est pourquoi ce texte vaut la peine d'être étudié pour tous les militants où qu'ils se trouvent, afin de ne plus se laisser démonter par les mensonges des soi-disant “experts” économiques.