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mercredi 22 août 2018

Afrique du Sud : Expropriation des terres sans compensation


La fin des inégalités ?


– article par notre camarade Weizmann Hamilton, BEN du Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (WASP), section sud-africaine du CIO

Le sommet sur le foncier de l'ANC (Congrès national africain, le parti au pouvoir en Afrique du Sud) de mai 2018 a décidé de soumettre à son BEN une proposition d'amendement à la Loi d'expropriation devant permettre l'expropriation de terres sans aucune compensation (ESC). La Cour constitutionnelle se verra alors demander de valider sa conformité à l'article 25 de la constitution sur la propriété. Julius Malema, le dirigeant des Combattants pour la liberté économique (EFF), a promis à l'ANC qu'il pourra compter sur ses 6 % de voix à l'Assemblée nationale pour compléter les 62 % de l'ANC afin d'assurer la majorité des deux tiers requise pour amender la constitution.

dimanche 18 février 2018

Afrique : Zuma déguerpi du fauteuil présidentiel

Mais la crise politique est loin d'être terminée !



Moins de deux mois après son élection à la tête de l'ANC (Congrès national africain, parti de Nelson Mandela, au pouvoir en Afrique du Sud) lors de la conférence nationale de décembre 2017, Cyril Ramaphosa a réalisé l'ambitieux objectif qu'il se serait donné lorsqu'il était encore élève, selon un ami proche : devenir président du pays. Avec sa victoire incertaine dans la course pour la succession à la présidence de l'ANC, où il ne l'avait emporté que de très peu, il était on ne peut plus improbable d'imaginer que Zuma démissionnerait si vite après la conférence. L'ascension de Ramaphosa au plus haut poste du pays est le résultat d'une scission profonde au sein des structures du parti, de l'Exécutif national jusqu'aux groupes de travail nationaux.

– Rapport et analyse de notre camarade Weizmann Hamilton, Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (section du CIO)

dimanche 3 juillet 2016

Afrique du Sud : Six mois après la lutte étudiante qui a fait reculer Zuma

Réorganiser le mouvement autour d'une direction et d'une ligne cohérente pour pouvoir progresser !


Le mouvement contre la hausse des frais d'inscription (FMF) a marqué l'année 2015 en obtenant l'annulation de la hausse prévue des fins d'inscription dans les universités en Afrique du Sud. Cependant, la « deuxième » phase de la lutte pour l'enseignement gratuit piétine. Cela pour diverses raisons.

Les trois assemblées organisées par les représentants du mouvement à la fin 2015, auxquelles ont participé une vingtaine d'institutions, constituent un des plus importants facteurs de progrès depuis l'arrivée de la démocratie capitaliste libérale en 1994. Mais certaines de ces assemblées ont également montré d'importantes faiblesses qui expliquent la stagnation actuelle de FMF, en particulier au niveau du programme et de la direction.

– camarade Trevor Shaku, Mouvement des jeunes socialistes d'Afrique du Sud (organisation jeune du CIO en Afrique du Sud)

dimanche 6 mars 2016

Afrique : De nouvelles tempêtes politiques et de nouvelles luttes de masse (2e partie)

La lutte contre la répression et pour l'indépendance, freinée par l'héritage du stalinisme


Deuxième partie de notre document sur la situation en Afrique subsaharienne, dont vous pouvez trouver la première partie en cliquant sur ce lien ici. Ce texte a été adopté suite à une discussion qui a eu lieu lors du 11e Congrès mondial du CIO, qui s'est tenu en janvier 2016 – une réunion à laquelle ont participé des camarades venus de 34 pays de tous les continents du monde.

La première partie de ce document a passé en revue la situation actuelle en Afrique tant sur le plan politique qu'économique et les complications liées aux rivalités entre différentes puissances impérialistes et différentes factions de la classe dirigeante africaine. Dans cette deuxième partie, nous analysons plus en détail les spécificités de la politique africaine et les conséquences que cela a en termes de l'organisation de la lutte de classes et de la perspective de la révolution socialiste.


– 11e Congrès mondial du CIO

mardi 23 février 2016

Afrique : De nouvelles tempêtes politiques et de nouvelles luttes de masse (1e partie)

De plus en plus d'ouvertures pour l'organisation de la classe ouvrière et des pauvres d'Afrique


Ce document sur la situation en Afrique subsaharienne a été adopté suite à une discussion qui a eu lieu lors du 11e Congrès mondial du CIO qui s'est tenu en janvier 2016 – une réunion à laquelle ont participé des camarades venus de 34 pays de tous les continents du monde.

Dans ce document, nous allons passer en revue la situation actuelle en Afrique tant sur le plan politique qu'économique et les complications liées aux rivalités entre différentes puissances impérialistes et différentes factions de la classe dirigeante africaine. Dans la deuxième partie (disponible ici), nous analyserons plus en détail les spécificités de la politique africaine et les conséquences que cela a en termes de l'organisation de la lutte de classes et de la perspective de la révolution socialiste.

– 11e Congrès mondial du CIO

samedi 19 décembre 2015

Afrique, Théorie : Les EFF ont-ils vraiment offert un « élan révolutionnaire » à la gauche ?

Liens entre le contexte, les masses, le parti, et la révolution

Dans le numéro 42 (octobre 2015) du magazine de gauche Amandla, M. Floyd Shivambu, vice-président du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF, le parti de Julius Malema, ancien président de la jeunesse de l'ANC maintenant reconverti en leader de gauche populiste et « radicale »), se plaignait de « L'incapacité de la gauche à faire sienne l'élan révolutionnaire qui lui a été offert par les EFF », prévenant que cela « pourrait freiner la lutte pour le socialisme ». 

Sous le sous-titre « La pureté théorique mène à l'isolation vis-à-vis des masses », le camarade Shivambu affirme que l'erreur du NUMSA (Syndicat national des travailleurs du métal d'Afrique du Sud) et du Front uni (la plateforme de gauche lancée par le NUMSA afin de contrer l'ANC) est de s'« autocaractériser en tant que superrévolutionnaires, qui ont la meilleure clarté théorique, politique et idéologique sur chaque élément de la situation en Afrique du Sud et dans le monde ».

Il prédit que le NUMSA et le Front uni, « comme le WASP en Afrique du Sud ou Unité populaire en Grèce … finiront dans les librairies et autour des tables des maquis dans les discussions et analyses du rapport de force, sans pour autant avoir obtenu le moindre véritable poids dans la société ».

Cherchant à prouver son affirmation selon laquelle « Les EFF ont toujours cherché à unifier la gauche », Shivambu prétend que les EFF n'ont pas pu établir une alliance constructive avec le WASP « à cause du fait que le WASP est contrôlé par une organisation qui se trouve quelque part en Europe, et est venu avec des exigences déraisonnables du genre “que 50 % des représentants publics doivent être exclusivement des membres du WASP” ».

Nous reviendrons sur la question de la relation entre théorie et pratique dans un autre article. Nous allons ici tout d'abord rétablir la vérité sur la façon dont se sont terminées les négociations entre le WASP et les EFF, et répondre au défi lancé à la gauche par les EFF concernant l'unité et l'« élan révolutionnaire ».

Dossier par notre camarade Weizmann Hamilton, membre du Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (WASP, section sud-africaine du CIO)


dimanche 6 décembre 2015

Théorie : Le monde, l'Afrique et la lutte pour le socialisme



Le point sur la situation dans le monde et en Afrique – deuxième partie


Dans la première partie de cet article (voir ici), nous faisions le point de la situation mondiale, en particulier de la crise économique mondiale qui touche désormais la Chine, de la lutte de classes qui se développe en Europe, et des conséquences pour l'Afrique. Dans cette deuxième partie, nous approfondissons les défis auxquels font face les économies africaines et en particulier les tâches qui se posent au mouvement prolétarien du continent afin d'obtenir une croissance durable et juste sur notre continent.

Discours de notre camarade Hassan Taïwo Soweto (Mouvement socialiste démocratique, section du CIO au Nigéria), prononcé lors de notre école d'été ouest-africaine qui a eu lieu au mois de juillet de cette année à Abidjan.

samedi 7 novembre 2015

Afrique du Sud : Après la victoire du mouvement étudiant

Comment faire progresser la lutte pour un enseignement gratuit ?


Le mouvement #feesmustfall (« les frais d'inscription doivent tomber ») est dorénavant entré dans l'histoire. Après seulement dix jours de lutte, le gouvernement ANC s'est vu contraint de reporter la hausse des frais d'inscription à après 2016. Il s'agit d'une très importante victoire pour les étudiants, et d'une défaite extrêmement humiliante pour le gouvernement ANC, la plus humiliante depuis qu'il est arrivé au pouvoir ! Dans les différentes universités, d'autres concessions ont été arrachées de la part des recteurs. Par exemple, à Wits, il n'y aura plus de sous-traitance des travaux ; à l'université de Pretoria, les étudiants pauvres ne devront plus payer les moindres frais d'inscription. Le mouvement #feesmustfall a maintenant lancé tout un débat au niveau national sur la « possibilité » d'un enseignement gratuit. Le sentiment qui vit maintenant à travers toutes les couches de la société est qu'il est tout à fait possible de passer à un enseignement totalement gratuit, pas seulement au niveau des frais d'inscription, mais aussi des logements, du transport, des fournitures et même des cantines pour les étudiants.

Mais on manque en ce moment de clarté quant à la stratégie à suivre pour renforcer le mouvement. Sur certains campus, les cours ont repris, alors que d'autres continuent le blocage. D'autres encore sont divisés entre partisans de la reprise des cours et ceux qui veulent poursuivre le mouvement. Le danger est à présent qu'on risque de perdre l'unité des étudiants qu'on a réussi à organiser à une échelle massive et dans tout le pays, alors que c'est justement cette unité qui a permis au mouvement d'obtenir cette victoire retentissante.

La question pour tous ceux qui désirent renforcer cette lutte pour un enseignement gratuit est donc : comment consolider notre victoire et préserver l'unité de masse des étudiants à l'échelle nationale ?

Déclaration du Mouvement des jeunes socialistes d'Afrique du Sud (SYM)

lundi 14 septembre 2015

Afrique du Sud : Report du lancement du Front uni

D'immenses possibilités pour la lutte prolétarienne

 


En décembre 2013, le Syndicat national des travailleurs du métal d'Afrique du Sud, le Numsa, lors de son congrès extraordinaire, a appelé la fédération syndicale Cosatu à rompre avec l'alliance tripartite qu'elle constitue depuis plus de 20 ans avec l'ANC (le parti de Mandela) et le Parti « communiste » sud-africain. Elle appelait ainsi à la formation d'un « Front uni » alternatif afin de reprendre la lutte des travailleurs sud-africains contre la politique néolibérale et pour l'entrée en vigueur pleine et effective du programme contenu dans la Charte de la liberté, le programme de lutte antiapartheid qui était celui de l'ANC avant son arrivée au pouvoir au début des années '1990.

De même, les résolutions du congrès prônaient la création d'un « mouvement pour le socialisme » en tant qu'organisation de la classe ouvrière dans le cadre d'une lutte pour la venue au monde d'une Afrique du Sud socialiste. On peut véritablement dire que ce congrès a représenté un évènement historique en Afrique du Sud, qui a sérieusement ébranlé (et continue d'ébranler) l'ensemble du jeu politique dans le pays. Deux ans après, où en sommes-nous ?

Déclaration du Comité exécutif du Parti ouvrier et socialiste (section sud-africaine du CIO)

mardi 5 mai 2015

Afrique du Sud :un programme contre la xénophobie

Construisons un mouvement citoyen socialiste au niveau national. Luttons pour un emploi, un logement et des services pour tout un chacun


La population du pays est en colère. Elle est en colère parce que, après vingt ans de pouvoir ANC, la majorité d'entre nous vivent toujours dans la pauvreté. À cause du chômage de masse, nombre d'entre nous n'ont rien à se mettre sous la dent. Malheureusement, une minorité de Sud-Africains pensent que ce sont les « étrangers » qui sont responsables de tout cela, et lancent des attaques xénophobes.

Mais la xénophobie n'est pas une solution à nos souffrances. La misère et le chômage sont des conséquences du capitalisme, pas de la présence de travailleurs et pauvres étrangers sur notre sol. C'est le système capitaliste qui empêche la classe des travailleurs d'Afrique du Sud de recevoir leur part de la richesse du pays. Les deux capitalistes les plus riches dans ce pays possèdent autant que les 26 millions les plus pauvres – ce sont eux qui la cause de notre ruine !

Texte d'un tract du Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (WASP), distribué dans les quartiers et dans les entreprises d'Afrique du Sud.

vendredi 3 avril 2015

Afrique du Sud : Scission au Cosatu

L'expulsion de Vavi ouvre un nouveau chapitre de la lutte des classes


Vingt ans de collaboration de classes dans le cadre de l'Alliance tripartite (de l'ANC, du SACP et du Cosatu) ont finalement mené à une scission irréversible au sein de la fédération syndicale Cosatu. Le 30 mars, le comité exécutif central (CEC) du Cosatu a exclu son secrétaire générale Zwelinzima Vavi, un fervent critique de la politique antisociale menée par le gouvernement ANC (Congrès national africain, le parti de feu Nelson Mandela) tout au long des seize années qu'il a passées à la tête de la fédération. 

De plus, le CEC du Cosatu a décrété que l'expulsion du Numsa (Syndicat des travailleurs du métal d'Afrique du Sud) serait désormais permanente en admettant en son sein le Syndicat libéré des travailleurs du métal d'Afrique du Sud (Limusa), un syndicat « jaune » (« amagundwane », c'est-à-dire « de rats» en langue zouloue) dirigé par l'ancien président du Numsa, Cedric Gina.

Parti ouvrier et socialiste (Wasp, section sud-africaine du CIO)


vendredi 9 janvier 2015

Monde : Rapport de la réunion du Comité exécutif international du CIO (4)

Perspectives mondiales : l'Asie, l'Afrique



Début décembre 2014, s'est tenue une réunion du Comité exécutif international du CIO (CEI), une structure composée de 2-3 délégués de chaque section nationale du CIO, élus lors de notre Congrès mondial bisannuel. Comme lors de chacune de ces réunions, le CEI a débattu de l'actualité mondiale, région par région, pays par pays, ainsi que de l'état d'avancement de notre travail dans nos différentes sections, pour ensuite déterminer notre ligne politique au niveau international, cela en vue d'encourager, accompagner, structurer et guider le processus de la révolution mondiale à venir jusqu'à l'année prochaine.

Ce rapport est en sept parties : 1) Grandes tendances et économie mondiales ; 2) États-Unis et Europe ; 3) Moyen-Orient/Afrique du Nord et Europe de l'Est ; 4) Asie du Sud et de l'Est + Afrique ; 5) Amérique latine (introduction et Amérique centrale) ; 6) Amérique du Sud ; 7) Débat sur la question nationale.


Ceci est la quatrième partie de ce document, concernant l'Asie et l'Afrique.

Retrouvez toute la série d'articles en cliquant sur ce lien : CEI 2014.

jeudi 4 septembre 2014

Afrique du Sud : grève des métallurgistes

En défense de la grève – Cessez les mensonges !

 

 
Au mois de juillet, une puissante grève nationale des métallurgistes (ouvriers de la sidérurgie, de l'industrie automobile, etc.), menée par le syndicat Numsa, a ébranlé la société sud-africaine. Cette grève, qui a duré quatre semaines, faisait immédiatement suite à une grève longue de plusieurs mois dans le secteur des mines. Le bilan est une victoire, avec l'obtention d'une hausse salariale de +10 % pour les catégories les moins payées de la main d'œuvre, même si le gain est mitigé par le fait que l'inflation dans le pays est de 6,6 %. 

Lors de cette grève, la classe des capitalistes sud-africains, ANC en tête, a été véritablement prise de panique à l'idée que de plus en plus de tels mouvements puissent se développer dans le pays, d'autant que ce regain de combativité de la classe ouvrière sud-africaine coïncide également avec l'apparition de nouvelles forces de gauche radicale, telle que le WASP et les EEF. C'est pourquoi une énorme campagne de propagande anti-grève a été lancée, afin d'accuser les grévistes de “saboter l'économie” et de liguer la population contre le mouvement. 

Dans cet article, paru le 10 juillet 2014, nos camarades sud-africains répondent aux mensonges des médias et des capitalistes. On parle ici de la situation en Afrique du Sud, mais nombre des arguments avancés pourraient également être utilisés pour contrer la propagande antisyndicale dans d'autres pays, c'est pourquoi ce texte vaut la peine d'être étudié pour tous les militants où qu'ils se trouvent, afin de ne plus se laisser démonter par les mensonges des soi-disant “experts” économiques.

mercredi 4 juin 2014

Afrique du Sud : Bilan des élections de 2014

La victoire de l’ANC, le WASP et les EFF


L’ANC, le Congrès national africain (le parti de Mandela), a de nouveau remporté les élections, avec 62 % des voix. Cela représente une légère baisse de soutien, une perte de 3,5 % qui représente en chiffres absolus quelques centaines de milliers de voix. Vu le nombre de scandales qui se sont produits pendant les cinq années de mandat du président Zuma – dont le massacre de Marikana (où la police a tiré sur les mineurs en grève, causant plus de 30 morts) et le “Nkandla-gate” (autour du cout de la résidence privée du président Jacob Zuma), les stratèges de l’ANC ont dû à présent pousser un grand soupir de soulagement.
 
Bilan des élections nationales de mai 2014, par notre camarade Weizman Hamilton, secrétaire général du WASP – Parti ouvrier et socialiste sud-africain

samedi 10 mai 2014

Afrique du Sud : Mandela : un bilan

Un dirigeant héroïque qui a guidé l'ANC au pouvoir… tout en menant la lutte dans une impasse


Dossier rédigé par nos camarades Weizmann Hamilton et Thamsanqa Dumezweni du DSM (section sud-africaine du CIO) peu après le décès de Nelson Mandela en décembre 2013

Nous publions cette analyse de la nature de classe de l'ANC, de son combat et de ses objectifs, car elle nous permet de mettre en parallèle le combat de Mandela avec celui dont se revendiquent les “patriotes” ivoiriens tels que la Cojep et autres LMP. Nous pensons qu'il est important de bien comprendre les limites de la lutte “nationale” pour l'indépendance, et que l'étude du parcours de Mandela et de l'ANC nous aidera à définir nos objectifs pour la Côte d'Ivoire et l'Afrique en général.

dimanche 16 mars 2014

Afrique du Sud : le WASP participe aux élections !

Moses Mayekiso – ancien secrétaire général du syndicat des métallos Numsa – tête de liste du WASP


 

Le Parti ouvrier et socialiste d'Afrique du Sud (WASP – Workers and Socialist Party) est enregistré pour les prochaines élections de l’Assemblée nationale ainsi que pour les élections législatives dans les provinces du Nord-Ouest, de Limpopo et de Gauteng. La composition de la liste nationale a été rendue publique ce 13 mars lors d’une conférence de presse tenue à Johannesburg.

Présentation du candidat du WASP pour les élections législatives de 2014 en Afrique du Sud

dimanche 3 novembre 2013

Afrique du Sud : grève des travailleurs à l'usine Toyota

Les revendications des travailleurs et leur importance pour le mouvement ouvrier sud-africain


Le Mouvement socialiste démocratique (section sud-africaine du CIO) publie ici un rapport fait par les travailleurs de l'usine Toyota de Prospecton, près de Durban. Cet article a été écrit le 9 septembre pendant la grève, en attendant la réponse promise par le président du Numsa (Syndicat national des métallurgistes d'Afrique du Sud). Pour la direction du Numsa, la grève des travailleurs de Toyota est illégale. Plus d'informations suivront.

mardi 17 septembre 2013

Afrique du Sud : un an après le massacre de Marikana

Tant les capitalistes que la classe des travailleurs se préparent à des troubles sans précédent




Le 16 aout 2012, à Marikana, une ligne sanglante a été tracée dans le sable politique de l’Afrique du Sud après que la police ait froidement abattu 34 grévistes et blessé 78 autres. Les quelques secondes de ce massacre qui sont passées à la télévision ont démoli des décennies d’illusions soigneusement entretenues par le gouvernement de l'ANC (le Congrès national africain, le parti de Mandela, Zuma et Mbeki) et l'État capitaliste. Ce recours de l'État à la forme la plus brutale de répression contre les grévistes de l’entreprise minière britannique Lonmin a mis en branle une nouvelle période de révolution et de contre-révolution dans le pays.

Un an plus tard, l'offensive des patrons des mines contre les emplois et les droits des travailleurs ne cesse de prendre de l’ampleur. Mais les leçons du massacre de Marikana sont profondément enracinées dans la conscience de millions de travailleurs et de jeunes, et cela prépare le terrain pour de plus amples bouleversements axés autour de l'industrie minière, le secteur économique central du pays.

Article par Liv Shange, dirigeante du Democratic Socialist Movement (CIO-Afrique du Sud)

lundi 29 juillet 2013

Afrique du Sud : des convulsions sismiques

Rapport de l'école d'été du CIO : Bilan du travail du DSM sud-africain

 

 
L'École d'été internationale du CIO qui s'est déroulée en Belgique la semaine passée, s'est ouverte sur le récit époustouflant des derniers développements épiques de la lutte des travailleurs d'Afrique du Sud, avec l'importante participation du Democratic Socialist Movement (CIO en Afrique du Sud) et le lancement du Parti socialiste et ouvrier (WASP).

Rapport par notre camarade Nick Chaffey, du Socialist Party of England & Wales, section anglaise du CIO

Le CIO s'est réuni en Belgique cette semaine pour son école d'été annuelle. Des centaines de camarades du CIO venus d'Afrique du Sud, du Nigeria, de Tunisie et du Moyen-Orient, des États-Unis, du Canada et du Québec, du Brésil et du Venezuela, d'Australie, de Chine, de Malaisie, et de toute l'Europe, étaient présents pour discuter de la situation mondiale, du programme du socialisme, et des perspectives pour la lutte de classe des travailleurs mondiale.

D'autres rapports suivront.

Socialistworld.net

lundi 1 juillet 2013

Afrique du Sud : hommage au camarade Ernest

Un véritable militant de sa classe et socialiste révolutionnaire




Hommage au camarade Kemelo Ernest Mokgalagadi, rédigé par Mametlwe Sebei, du Democratic Socialist Movement en Afrique du Sud